21/11/09

dimars 24 de novembre / mardi 24 novembre

PROJECTION EN PRÉSENCE D'OLIVIER DURIF, DIRECTEUR DU CENTRE RÉGIONAL DE MUSIQUES TRADITIONNELLES EN LIMOUSIN, SUIVI D'UN BAL-APÉRO.


Archives de la danse en Massif central
« Robert Pouget et André Dupuy habitent le village de Treillet, commune de Beaumont, niché au pied des Monédières. Un petit pré sépare leurs deux maisons mais la danse les a toujours réunis.
La danse, c’est la bourrée pratiquée par l’un et par l’autre, chacun avec son génie propre :
L’un, Robert, vient de St Salvadour où l’on dansait la « ronde »
L’autre, André, né à Beaumont, danse la « carrada » depuis tout petit.
Les personnages se retrouvent tout entiers dans cette façon d’être… Nous les avons rencontrés, voici près de vingt ans, pour enregistrer leurs manières si personnelles d’aborder la danse, l’originalité, la tonicité et l’humeur avec laquelle la bourrée les mobilisaient alors.
L’un des réalisateurs, Charly Beyer, décédé entre temps, a mis en sommeil la réalisation de ce document qui voit le jour aujourd’hui. La bourrée, danse universelle des pays du Massif Central, a accompagné jusqu’aujourd’hui l’identité originale de chacun d’entre eux.
Le Centre Régional des Musiques traditionnelles publie là un des premiers documents du territoire limousin sur cette pratique si souvent évoquée mais relativement confidentielle aujourd’hui. »
Olivier Durif, Directeur du CRMTL

A propos du film :
Genèse

Au milieu des années 1980, Les Musiciens Routiniers du Limousin, association de bénévoles qui deviendra en 1994 Le Centre Régional des Musiques Traditionnelles en Limousin, décide de fixer sur support vidéo un certain nombre de pratiques musicales et chorégraphiques historiques en voie de disparition sur le territoire limousin.

Un projet de plusieurs films est alors présenté à la Direction Régionale des Affaires Culturelles, qui demande que la gestion administrative de ce projet soit confiée à un opérateur professionnel à l’époque. L’association des Films du Genièvre qui bénéficie de financements DRAC/Région pour des opérations patrimoniales autour de la Mémoire orale en Limousin, se voit confier la production de ce projet, la responsabilité intellectuelle restant à l’initiative des Musiciens Routiniers.

Pour des raisons diverses, seule une partie des moyens nécessaires sera allouée : une petite partie du projet sera mis en œuvre et deux films seront au final réalisés. Parmi les projets réalisés, le film « Les danseurs de bourrée de Treillet » sera tourné mais, faute de moyens, jamais monté et produit.

Ce film tourné par Olivier Durif et le vidéaste Charly Beyer en 1988 restera à l’état d’épreuves pendant plusieurs années. Entre-temps, le décès subit de Charly Beyer mettra en sommeil le projet de réalisation jusqu’à aujourd’hui.


La tradition de bourrée


La tradition de bourrée semble en Limousin un fait établi pour le grand public. Mais cet art populaire qui fut tant répandu, pour ce qu’on en connaît, depuis le milieu du XIXe siècle dans une partie de la Corrèze notamment, se déroulait selon des modalités relativement différentes selon les pays et les territoires. On peut dire que la région des Monédières, avec sa musique de violon si vivace, a été le cadre d’une pratique vivante jusqu’à une période récente. Au seuil des années 1970, on pouvait encore admirer dans les bals et dans les fêtes locales de remarquables danseurs de bourrées dans une complexité de forme et une vivacité de pratique relativement éloignées de ce qu’on en connaît aujourd’hui dans la pratique folklorique et revivaliste.

À cette époque, au cours de ses recherches en Pays de Tulle sur la musique traditionnelle, Olivier Durif a été amené à rencontrer nombre de ces danseurs de bourrée et notamment ceux du hameau de Treillet dans la commune de Beaumont.


Les Danseurs de Treillet

Robert Pouget et André Dupuy sont voisins au hameau de Treillet. Robert est agriculteur et André, maçon et tailleur de pierre de son état, a continué à entretenir un petit domaine agricole à Treillet.

Robert Pouget, originaire de la commune voisine de St Salvadour, fait partie d’une famille de chanteurs et de danseurs.

André Dupuy a appris à danser tout jeune auprès des anciens du village notamment M. Brauge qui vit encore, à l’époque du film, à Treillet.

Tous deux pratiquent avec d’autres danseurs (ses) du village ou des alentours des formes de bourrées relativement locales, chacun dans un style, très spectaculaire, qui leur est propre. Le film sera tourné en deux week-ends, l’un en fin d’automne à l’occasion d’une fête et d’un bal à Beaumont, l’autre au moment des foins au printemps suivant. Le propos du film aura été de cerner, par-delà les formes de bourrées exécutées par les deux danseurs, la personnalité de ces deux danseurs dans leur quotidien de vie dans ce hameau de Treillet, citadelle de pierre au milieu des châtaigniers, tout en haut de la vallée de la Vimbelle.

Un peu plus d'informations sur le site du CRMTL

Extrait du document:


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